Site de la sculptrice Marie-France Graf.
PRESSE:
La terre, un matériau vivant, que l'on façonne
Ses mains expertes façonnent mille et une figurines habillées de vert turquoiseDans l'uvre de Marie-France Graf, réalisme et symbolisme font bon ménage pour illustrer la douceur d'un visage ou évoquer les valeurs plus nobles de la vie.
Voici près de dix ans que l'artiste originaire de Francorchamps travaille la terre, séduite par ce contact direct avec une matière vivante.
Présente à la galerie de l'Office du Tourisme de Sart-Jalhay, Marie-France Graf propose une série de sculptures en terre cuite produites ces trois dernières années.
Après la poterie le modelage
Après de nombreux stages et travaux en atelier, l'artiste a délaissé la poterie pour donner vie à une multitude de personnages incarnant autant d'épisodes de la vie de tout un chacun.
« Après avoir pratiqué la poterie, j'ai été attirée par le modelage. J'apprécie particulièrement ce matériau que je travaille souvent à partir de croquis » explique l'artiste. Exploitant la terre, soumise à une cuisson de 1020°,l'artiste applique une patine de « couleur d'eau » dynamisée par l'application, ici et là, de poudre d'or.
Sensible à l'humain
Particulièrement sensible à l' humain, Marie-France Graf donne naissance à de nombreuse figurines filiformes habillées d'habits amples et majestueux. Recourant régulièrement à la stylisation des traits et des silhouettes , l'artiste concentre la force de son langage dans l'expression et l'attitude de ses personnages incarnant « La Promesse », « La Messagère », « La Tendresse ».
Tantôt statiques, tantôt évoquant un acte symbolique, les petits êtres habillés de lumières racontent de jolies histoires au gré d'un langage simple et direct.
Marie-France Graf signe également quelques bronzes et sculptures stylisées inspirées du monde animal.
Dynamisant et surprenant
Indéniablement, le travail de l'artiste insuffle un dynamisme surprenant à cet art pratiqué depuis la nuit des temps
Dominique Coune et Véronique Wintgens
Source: Keskispass 11/02 -17/02 2005
Un rêve de bronze auquel la terre donne apparence et consistance, et qui, parfois, devient effectivement métal, c'est une définition possible des sculptures de Marie-France Graf. On pourrait aussi parler de mouvement, de verticalité, de groupes subtilement structurés, de plans courbes mis en en perspective, de patine bleu-vert libérant des frottis mordorés. Ce serait aussi correct pour décrire ce qui se présente aux yeux du visiteur, mais cela ne traduirait pas vraiment l'impression que celui-ci ressent en pénétrant dans une exposition comme celle que l'artiste propose actuellement dans les chaleureux locaux de l'Office du tourisme de Jalhay-Sart.
On est sensible d'abord à l'homogénéité qui se dégage de l'ensemble, puis le regard détaille la grâce d'un mouvement comme saisi dans l'instant, se laisse emporter par l'illusion de tourbillon créant des formes circulaires auxquelles se réfèrent fréquemment les compostions de Marie-France Graf. Même dans des uvres plus statiques telles que les groupes familiaux, les personnages, élancés, se développent à partir d'un élément cylindrique. Par ailleurs, on notera qu'en incurvant des panneaux de divers dimensions et en les décalant de manière parallèle, l'artiste induit encore une notion d mouvement dans des pièces qui n'excluent nullement des personnages. Et si leurs courbes se rencontrent selon un autre axe, ces plans peuvent évoquer encore le vol d'un oiseau.
On l'aura deviné, c'est une dimension poétique qui sous-tend la production de Marie-France Graf, non pas la poésie des mots, mais celle des formes qui entraîne le regard au-delà d'elles-mêmes pour découvrir dans ces formes les suggestion d'un développement de l'imaginaire propre à chacun.
Alber Moxhet.
Du 23 novembre au 14 décembre 2003, la salle R. Guerin a accueillie deux artistes de chez nous ; Marie-France Graf et Mireille Bellefontaine. Au travers de ses sculptures, Marie-France Graf, nous a livrée toute sa féminité épanouie. La terre comme matériaux de base, quelle modèle et façonne avec finesse et volupté, nous donne des sculptures toutes en finesse chargées de vie et démotions.
En couple ou avec un objet, les personnages de Marie-France Graf, invitent le spectateur à sortir de sa condition dobservateur pour se convertir en acteur dun lyrisme à leffigie de la féminité et de la famille, toute symbolique et évanescente.
Les peintures de Mireille Bellefontaine, rondes, pleines, colorées, lumineuses sont à la première lecture un chef-duvre dorfèvrerie tant le souci du détail, de la composition et de la représentation sont mis en perspective par lartiste.
Les natures mortes de Mireille Bellefontaine, aiguisent la curiosité symbolique du spectateur épris de liberté cognitive. La pomme et la cerise, le rouge et le jaune rythment si besoin était léquilibre fragile et nostalgie de la vie. Première exposition des deux surs qui nous offrent non un travail en commun, mais une somme desthétisme sublimé. Une exposition a découvrir, a voir et a revoir pour le plaisir et pour le désir .
Photo reportage B.L.Diffusion E. Serra.