Maxim's de Paris - 3, rue Royale - 75008 Paris
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La légende de Maxims commence en 1893 lorsque Maxime Gaillard, garçon de café, va ouvrir un petit bistrot, un petit bouchon, au 3 rue Royale. Il aurait pu en rester là si une ravissante jeune parisienne, Irma de Montigny, nétait un jour passée par là. Emballée, enthousiasmée par ce quelle découvre, elle affirme à Maxime Gaillard : « je vais lancer votre bouchon ». Et elle tient parole !
Elle vient et revient avec ses amies, leurs admirateurs, leurs protecteurs, et cest ainsi que Maxims se retrouve avec une fabuleuse clientèle, mondaine, élégante, brillante. Malheureusement les additions restent souvent impayées et Maxime Gaillard laisse la place à Eugène Cornuché.
Eugène Cornuché va créer la légende de la maison.
Il fait de Maxims un chef-duvre de lArt Nouveau, en faisant appel aux artistes en vogue de lécole de Nancy.
Mais la botte secrète du maître dhôtel ce sont les courtisanes, il a lhabitude de dire : « jamais de salle vide. Toujours quelques belles figurantes que lon place en vitrine, côté rue ».
Et cest ainsi que Cornuché recevra chez Maxims lélite de la galanterie française.
Jean Cocteau dira un soir de 1913 en parlant de ces belles de nuit : « Vu ce soir Otéro et Cavalieri dîner chez Maxims, cétait un amoncellement de velours, dentelles, rubans, diamants et que sais-je encore » et il terminait en disant « Déshabiller une de ses femmes était une entreprise quil fallait prévoir avec trois semaines davance comme un déménagement ».
Les têtes couronnées, les fortunes et les grands noms du Tout Paris de ce début de siècle se croisent chez Maxims : Edouard VII, Boniface de Castellane, Marcel Proust, Feydeau qui écrivit « la Dame de Chez Maxims », Mistinguett qui y chanta « mon homme », le diplomate Ferdinand de Lesseps, lexquise Yvonne Printemps, Sacha Guitry et son bel esprit, Tristan Bernard, Greta Garbo, Marlène Dietrich
Toutefois lépoque la plus faste reste la décennie des années cinquante. Chaque soir Onassis, Callas, les Windsor, Martine Carol, le play-boy Porfirio Rubirosa, le cinéaste Max Ophuls, la richissime Barbara Huton, héritière des magasins Woolworth, alors mariée à Cary Grant. Cest le tout Hollywood qui dîne sur les banquettes de la grande salle.
Ces banquettes qui révèleront un trésor lorsquelles seront changées à la fin des années cinquante : les ouvriers chargés de les démonter découvriront médusés, glissés entre le dossier et lassise, des louis dor, des bagues, des diamants, des rubis, tombés des poches des élégantes en 1900 qui ne se donnaient jamais la peine de les ramasser sachant bien que le lendemain, elles en recevraient deux fois plus !
Dans les années 70, Brigitte Bardot provoquera un scandale en entrant pieds nus dans le restaurant. Sylvie Vartan danse avec John Travolta, lon y apercevra Jeanne Moreau, Barbara Streisand, Barbara Hendrix, Kiri te Kanawa et Pierre Cardin.....
Un soir de 1981, Pierre Cardin se voit proposer par les propriétaires de Maxims, Monsieur et Madame Vaudable, qui lavaient aimablement invité à dîner, de racheter leur restaurant séance tenante. Le lendemain, ils devaient signer avec une fortune dOrient et cela les contrariait puisque, si tel était le cas, Maxims passerait dans des mains étrangères.
Pierre Cardin, légèrement grisé par la soirée, accepte. Et le lendemain, il tint parole et signa....
A partir des années 80, Maxims va avoir avec Pierre Cardin un rayonnement international. Celui-ci multiplie les spectacles, organise des soirées pour les jeunes..
Maxims restera toujours une légende dautrefois et daujourdhui. Pour preuve en 1992, la veille de noël, la salle est pleine, une table a réservé un peu tard. Cest celle dun émir et de sa famille, suivis de deux gardes du corps. Ils ont une petite valise dont ils ne veulent pas se séparer au vestiaire....
Les douze coups de minuit sonnent et, au douzième, lémir fait un signe : les deux gardes du corps apportent la valise, lémir louvre et en sort des montres pavées de diamants, des rivières, des bijoux des mille et une nuits quil a fait distribuer à toutes celles qui étaient présentes dans la salle, ce soir-là.
..car chez Maxims, il y a toujours des contes de fée !